Esclavage modern
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Dictionnaire
 


Dictionnaire des termes concernant l’Esclavage Rituel

Amendement sur le Code Criminel -- Loi de 1998, Ghana qui a fait de la pratique de l'esclavage traditionnel un crime de seconde catégorie au Ghana, punissable d'au moins trois ans d'emprisonnement.

Amon-Ra -- Une ancienne divinité Égyptienne ou une idole. Quand la Mission Afrikania a voulu choisir une divinité pour essayer d'unifier les différents pratiquants de multiples dieux dans le système polythéiste de la religion traditionnelle, ils ont arbitrairement choisi Amon-Ra comme dieu supérieur. Cependant, la plupart des sanctuaires font peu de cas de Amon-Ra, chacun continuant sa dévotion principalement pour ses propres dieux.

Apostat -- Personne qui a prêché l'Évangile mais qui plus tard s'en est éloigné totalement et de façon permanente et y a renoncé. Le fondateur de de la Mission Afrikania était un apostat de l'Église catholique.

Association pour l'Abolition du Trokosi (Trokosi Abolition Fellowship) -- Une ONG au Ghana qui diffuse de l'information pour augmenter la connaissance du problème trokosi dans la population, et qui travaille pour son abrogation.

Besoins Internationaux (BI) (International Needs (IN) -- ONG qui a été active pour la libération des esclaves trokosi. BI s'occupe également du centre de formation professionnelle à Adidome pour aider à la réhabilitation des trokosi après leur libération.

CDHJA (CHRAJ-- Commission on Human Rights and Administrative Justice) -- La Commission sur les Droits de l'Homme et la Justice Administrative (Ghana), appuie la libération des trokosi et l'abolition de la pratique sur le plan humanitaire, revendiquant qu'il y a certains droits que les personnes ont, juste parce qu'elles sont des êtres humains, et que la pratique de la servitude rituelle ou traditionnelle est une violation de ces droits tout autant qu'une violation des lois ghanéennes et internationales.

Centre de formation à Adidome (Adidome Training Center) -- Un centre de formation professionnelle qui a pour premier objectif d'aider les trokosi et leurs enfants, qui fonctionne avec l'ONG International Needs Ghana (Besoins Internationaux Ghana) dans la ville d' Adidome (région de la Volta, Ghana). Les enseignements comprennent la coiffure, le batik, la cuisine, l'alimentation, la couture, et le tissage du kente. Une réinsertion et une rééducation sont nécessaires après la libération, car la plupart des trokosi n'ont pas droit à l'éducation et à une vie familiale normale, qui leur aurait appris les techniques nécessaires pour la vie en communauté dans leur culture. L'objectif du centre de formation est de permettre aux anciennes trokosi de mener une vie décente et de devenir des membres actives de la société après leur libération.

Certificat de libération -- Au Ghana, des certificats sont souvent donnés aux anciennes trokosi après la libération, pour montrer et garantir à leurs familles et à la communauté, ainsi qu'à elles-mêmes, qu'elles sont maintenant libres.

Conseil Tro-Horvi (Ghana) -- Composé de quelques, mais certainement pas, tous les représentants des sanctuaires trokosi, ce groupe est favorable au système trokosi et s'oppose à la libération des esclaves.   Voir Conseil Trokosi.

Conseil Trokosi (Ghana) -- Groupe de lieux saints et de prêtres, animé par la Mission Afrikania, et qui s'est auto-proclamé être l'unique et véritable porte-parole sur la culture traditionnelle au sujet des trokosi. Tout lieu de culte trokosi qui avait choisit de ne pas rejoindre le Conseil était déclaré ne pas être un bon sanctuaire trokosi. En réalité le conseil ne représente qu'une partie des lieux saints trokosi, et même certains membres du groupe ont libéré leur trokosi. Le conseil publie fréquemment ses idées dans les journaux Ghanéens.

Couvent ou Lieu saint à fétiches -- Couvent où les esprits connus comme des dieux sont vénérés, et où les dieux sont consultés à travers la divination. Quelques uns de ces sanctuaires hébergent des esclaves de lieux saints.

Couvent de trokosi
-- Lieu saint ou couvent traditionnel dans lequel la servitude rituelle appelée trokosi est pratiquée.

Dieux inférieurs -- Esprits ou dieux adorés dans les lieux saints ; idoles, esprits en opposition au Grand Dieu Créateur. Les chrétiens et les traditionalistes s'accordent pour dire que ces esprits, comme toutes choses, ont été créés par Dieu et Lui sont soumises. Ils sont puissants mais beaucoup moins que le Créateur. Les croyants de la religion traditionnelle craignent et vénèrent les dieux inférieurs et quelques traditionalistes défendent même l'idée que ces dieux sont bons. Les chrétiens croient que les dieux inférieurs sont des esprits créés par le Tout Puissant Dieu Créateur, mais que quelques uns d'entre eux se sont rebellés contre Son autorité et ne sont donc plus à Son service. Ils veulent tromper et détruire l'humanité, prenant pour eux les cultes qui reviennent de droit au Créateur. C'est pourquoi les chrétiens pensent que les dieux inférieurs sont mauvais. Cette croyance semble être validée par les récits des esclaves de lieux saints sur la vie dans ces sanctuaires, et même par le fait que les dieux inférieurs réclament soi-disant la pratique de l'esclavage.

Divination -- Pratique par laquelle les prêtres de la Religion Traditionnelle disent contacter les Dieux et en obtenir des informations secrètes. La divination se termine souvent par la demande d'une fille vierge pour racheter un prétendu crime, lequel a été soi-disant révélé par les dieux pendant la divination. Le résultat est  le maintien et la multiplication de la coutume des esclaves de lieu de culte. La Bible contient de nombreux avertissements contre la divination parce qu'il y a un risque de contacter des esprits mauvais et malhonnêtes. Dans le mode de vie chrétien, il n'y a pas besoin de divination, puisque Dieu répond aux prières de Son peuple.

Documents de libération -- Documents légaux officiels ou accords conventionnés signés par les propriétaires du lieu saint et les prêtres d'un côté, et par des ONG et par des officiels publics de l'autre côté, pour acter leur accord pour mettre fin à la pratique du trokosi ou servitude rituelle dans un sanctuaire particulier et pour libérer tous les esclaves de culte.

Durbar --
Une cérémonie publique où l'administration et les responsables locaux assistent à la libération de trokosi de lieux de cultes donnés. Les ONG travaillant à la libération des trokosi ont choisi de tenir des durbar pour attirer l'attention du public sur cette pratique, pour préparer psychologiquement les anciennes trokosi à la liberté, et pour préparer la communauté à les accepter à leur retour dans la société comme des être humains normaux.

Égalité Maintenant (Equality Now) -- Une ONG travaillant pour la reconnaissance des Droits des Femmes, et qui soutient la libération des trokosi et l'abolition de la pratique de la servitude rituelle.

Ewe -- 1.  Groupe ethnique d'Afrique de l'ouest qui est présent dans le sud du Ghana, au Togo, au Bénin, et dans une petite partie du Nigeria.  2.  Langue parlée au Ghana et au Togo.  Les lieux de culte trokosi sont principalement associés aux Ewe et à l'ethnie Fon qui lui est apparentée. Au Ghana, un sentiment anti-Ewe a été une conséquence malheureuse de l'association entre cette ethnie et la coutume trokosi.

Esclaves -- Celles et ceux qui sont obligés de servir quelqu'un d'autre sans aucun avantage pour eux-mêmes. Les anciennes trokosi qui ont été libérées ressentent qu'elles ont été utilisé comme esclaves par le système.

Esclavage --
Travail forcé et/ou réclusion. Le trokosi ou le vudusi est considéré comme un système esclavagiste car les filles sont obligés de servir et parce qu'elles n'ont aucun choix. On les force à travailler pour le bien du lieu sacré, elles n'en tirent aucun avantage personnel, et elles sont souvent confinées au sanctuaire ou limitées à des endroits où les prêtres les envoient.

Esclavage pour les fétiches --
Forme de servitude rituelle imposée dénommée trokosi  ou vudusi dans lequel des femmes ou des filles, généralement de jeunes vierges, sont obligées de travailler sans salaire pour les prêtres et de les servir sexuellement. L'éducation est généralement interdite ou interrompue et les punitions sont sévères. Les gens pensent que par ce moyen, on se rachète d'un crime, réel ou supposé. Certains affirment que cette expiation ne peut jamais être achever et qu'elle doit continuer jusqu'à la fin des temps.

Femmes des dieux
-- Terme utilisé couramment pour se référer aux trokosi ou aux vudusi. Parce que les esclaves des rituels sont considérées comme les femmes des dieux, les traditionalistes jugent convenable que les prêtres représentants ces dieux aient des relations sexuelles avec elles.

(FESLIM-Fetish Slaves Liberation Movement) -- Sigle pour Mouvement de Libération des Esclaves Fétiches. Un des premiers groupes à s'impliquer pour libérer les trokosi. Le fondateur du MLES (FESLIM), Mark Wisdom, a attiré l'attention sur ce problème en déclarant ouvertement et publiquement qu'il n'avait pas peur des dieux.

Festival -- Célébration traditionnelle qui dure souvent plusieurs jours, et qui implique de nombreux rites de Religion Traditionnelle Africaine. Pendant les festivals toutes les trokosi, même celles en liberté provisoire, sont rappelées sur les lieux de culte et on leur demande généralement de rapporter des offrandes coûteuses.

Fétiche --
Terme utilisé au Ghana pour les dieux auxquels on rend un culte dans les sanctuaires traditionnels, tant pour les esprits eux-mêmes que pour les idoles qui les représentent . Ceux-ci ne sont pas les Grands Dieux Créateurs, mais les dieux inférieurs qui agissent comme intermédiaires et dirigent les activités du monde qui nous entoure. Ils font souvent part de leur mécontentement en tuant des membres des familles de ceux qui blasphèment dans les lieux saints et en jetant la maladie sur la population. Les gens les consultent pour obtenir des connaissances cachées, pour découvrir qui pourrait leur causer des problèmes, pour des faveurs particulières, ou juste pour avoir de la chance. Ces faveurs ne sont bien souvent accordées que si une des filles de la famille devient esclave dans un couvent traditionnel.

Fiashidi -- Autre nom utilisé au Ghana pour l'esclavage trokosi ou la servitude rituelle.

FIDA -- Fédération de Femmes Avocates qui soutient la libération des trokosi et l'abolition de la pratique de la servitude rituelle.

Fon -- Groupe ethnique et langue du Bénin, apparenté au Ewe du Ghana et du Togo. La pratique de l'esclavage rituelle y est forte, et elle est appelée vudusi.

Idolâtrie -- Adoration et service rendu à tout objet ou être autre que le Dieu Créateur. Pratique consistant à faire des images pour représenter des esprits autres que le Dieu Créateur. L'idolâtrie est interdite par le Christianisme tout comme par l'Islam. Les Chrétiens enseignent que l'idolâtrie est mal parce qu'un esprit qui accepte une adoration est mauvais et malhonnête - un démon, non un serviteur de Dieu, et parce que Dieu uniquement est digne de culte, et capable et désireux d'aider Ses créatures. L'idolâtrie s'est fréquemment montrée destructrice et asservissante. Des exemples bien connus sont les Devadasi dans la religion Hindou en Inde, les Restavec en Haïti, les trokosi et voodoosi esclaves de lieux saints en Afrique de l'ouest.

Idoles -- Images supposées représenter des esprits ou des dieux, utilisées pour le culte. Les Idoles sont fréquentes dans la Religion Traditionnelle Africaine, et dans d'autres religions traditionnelles ou tribales et dans l'Hindouisme, mais sont interdites dans l'Islam et le Christianisme. En Afrique de l'ouest il est souvent prétendu que les dieux-idoles ont demandé aux prêtres de prendre des esclaves de culte et même exigé des filles vierges comme sacrifices pour soi-disant racheter les méfaits de quelqu'un. Voir dieux inférieurs.

Initiation -- Cérémonie ou rituel qui établit une femme ou une fille dans sa vie d'esclave trokosi ou vudusi et la relie spirituellement au lieu de culte. Beaucoup de trokosi et de vudusi trouvent l'initiation humiliante, parce qu'on leur demande souvent de défiler nues dans le village.

Liberté de Religion -- Droit garanti par la Constitution à tous les citoyens Ghanéens, mais refusé en réalité aux filles qui sont obligées de devenir trokosi dans les lieux de culte traditionnel. Les filles doivent y rendre un culte aux idoles, souvent contre leur volonté, et sont gravement punies si elles refusent.

Liberté provisoire -- Permission accordée à une trokosi de quitter le lieu de culte et de vivre séparément. Cependant, elle n'est toujours pas libre. Elle doit toujours venir dès qu'on l'appelle et apporter au prêtre des offrandes coûteuses. Elle peut se marier, mais cette décision, comme toutes les autres de sa vie, est sous le contrôle du lieu de culte. Alors que la majorité des anciennes trokosi décrit la liberté provisoire comme meilleure que la vie dans le sanctuaire, la plupart d'entre elles a également passé sa vie entière à se démener pour rassembler toutes les offrandes demandées. Il est pratiquement impossible à une femme de s'en sortir même en liberté provisoire, car le moindre profit est absorbé par le couvent.

Libération, Libération des trokosi -- Action de libérer des esclaves trokosi, de les réinsérer et de les réadapter à la vie en société pour mener des vies normales et productives. La libération est faite en public et nécessite un accord écrit entre le lieu de culte, le village et généralement une ONG qui sert d'intermédiaire. La libération implique aussi un accord pour mettre fin à l'esclavage dans cette localité et pour ne plus prendre d'êtres humains en sacrifices. La libération d'esclaves de culte par des ONG a commencé au Ghana après que la pratique aie été proscrite en 1998. C'est une façon d'aider les sanctuaires à abandonner la coutume de l'esclavage rituel et d'aider celles qui ont été libérées à retourner dans la communauté.

Ministères pour Chaque Enfant (MCE)  (Every Child Ministries (ECM) -- L'une des principales ONG qui a été active pour la libération des trokosi et des vudusi esclaves dans des lieux de culte et qui les aide après leur libération, en attirant l'attention du grand public sur leur situation, et en travaillant pour l'abolition définitive de cette pratique. SCE a été particulièrement active en donnant un appui régulier aux anciennes trokosi après leur libération. Elle s'est chargée de recueillir les enfants des trokosi décédées durant leur asservissement, dans une maison pour enfants, le Refuge de l'Espoir (Haven of Hope).

Mission Afrikania, Mouvement Afrikan Renaissance (Afrikania Mission, Afrikan Renaissance Movement) -- Un groupe de traditionalistes africains basé au Ghana qui se sont regroupés pour promouvoir la religion traditionnelle. Afrikania est le principal groupe, si ce n'est le seul, à défendre le maintien du système trokosi et à s'opposer à la libération des trokosi. Ils ne veulent pas voir le système aboli car ils le voient comme un élément de leur tradition et de leur culture. Le groupe a été formé par un ancien prêtre catholique qui a laissé la religion catholique pour la Religion Traditionnelle Africaine (RTA). Afrikania cherche à renforcer la RTA en réunissant différents groupes et  en introduisant des pratiques qui en surface ressemblent plus à celles des Chrétiens : culte le dimanche, une série de livres saints, adoption de l'ancien dieu égyptien Amon-Ra comme divinité unificatrice, etc. Le groupe est la force d'action derrière d'autres, tel le Conseil Trokosi. La Mission Afrikania peut être vue comme la main à l'intérieur du gant, la force agissante derrière la plupart des mouvements qui défendent la RTA. L'accès pour visiter les lieux de culte même pour obtenir des informations objectives est souvent refusé sans permission préalable de ce groupe (autorisation qui n'est pratiquement jamais donnée), et les lieux de culte ne sont pas autorisés à prendre leurs propres décisions au sujet des libérations sans consulter ce groupe. C'est pour cette raison que certains disent que les lieux saints trokosi qui restent sont eux-mêmes devenus des esclaves du Mouvement Afrikania.

MLES (FESLIM-Fetish Slaves Liberation Movement) -- Sigle pour Mouvement de Libération des Esclaves Fétiches. Un des premiers groupes à s'impliquer pour libérer les trokosi. Le fondateur du MLES (FESLIM), Mark Wisdom, a attiré l'attention sur ce problème en déclarant ouvertement et publiquement qu'il n'avait pas peur des dieux.

ONG -- Organisation Non-Gouvernementale, souvent des groupes de bienfaisance, des groupes religieux ou humanitaires qui portent des projets de développement pour le bien de la société. Plusieurs ONG se sont intéressées au projet sur les trokosi parce que cette pratique viole la liberté religieuse et les droits de l'Homme élémentaires. D'autres sont intéressées car cette coutume empêche la scolarisation et la progression des filles et femmes dans leurs communautés.

Opposition -- (à la libération des trokosi ou des vudusi) -- La seule opposition formelle ou qui s'est faite entendre contre la libération des trokosi ou des vudusi vient des traditionalistes Africains, dont le fer de lance est la Mission Afrikania. L'opposition prend plusieurs formes et tient différents arguments (souvent contradictoires), mais leur principal argument est que l'esclavage rituel devrait être maintenu simplement parce qu'il fait partie de leur culture. Cependant d'autres groupes qui se consacrent à la conservation de la culture Africaine, comme le Centre pour la Culture Nationale au Ghana, sont favorables à l'abolition de cette pratique.

Pot de sorcellerie
-- Mot courant pour la calebasse dans laquelle on met certains objets quand une trokosi est initiée, pour la rattacher spirituellement et psychologiquement au sanctuaire. Certaines trokosi ont brûlé leur pot de sorcellerie après leur libération sans subir aucun préjudice, quand cela est fait au nom de Jésus Christ. Cela a été fait pour montrer que leur rupture avec le lieu de culte est définitive.

Prêtres, prêtresses trokosi
-- Personne qui sert dans un lieu de culte (à idole) traditionnel dans une région de langue Ewe, pour consulter les esprits par divination et qui prend des esclaves humains appelés trokosi.

Prêtre de fétiche -- Prêtre ou prêtresse qui voue un culte et sert les dieux des sanctuaires traditionnels. Les organes sexuels d'un prêtre sont dédiés aux dieux des lieux saints, donc quand il force une trokosi ou une vudusi, il est dit qu'elles sont les femmes des dieux.  Beaucoup, mais pas tous les prêtres sont illettrés et sans instruction.  Les dieux des couvents traditionnels demandent souvent aux prêtres de fétiche de marcher pieds nus même pour de longues distances et leur interdisent parfois d'apprendre à lire et à écrire.

Privation de nourriture -- Un des moyens par lesquels les prêtres des couvents trokosi ou vudusi maintiennent leurs esclaves sous leur domination, également utilisé comme punition pour la moindre infraction dans ces lieux. La diète est rarement totale, c'est à dire que les trokosi sont rarement privées de nourriture jusqu'à la mort, mais elle est utilisée pour provoquer de grandes souffrances.

Réhabilitation -- Processus de reconstruction des vies des anciennes esclaves de culte qui se fait après la libération, généralement avec l'aide des ONG ou d'églises et qui comprend du conseil, de l'enseignement, de la formation professionnelle, et parfois du micro-crédit.

Reines -- L'opposition des traditionalistes comme la Mission Afrikania, déclara parfois que les trokosi ou vudusi sont en fait traitées comme des reines. Naturellement les trokosi ou vudusi elles-mêmes, une fois libérées des lieux de culte, ne sont pas d'accord avec cette affirmation.

Religion Traditionnelle Africaine (RTA) -- Toutes les trokosi des lieux saints font partie d'un système de croyances et de pratiques appelé Religion Traditionnelle Africaine (bien que tous les lieux saints de la RTA ne pratiquent pas le trokosi). La RTA pratique ce qui est couramment appelé animisme, ou le culte de plusieurs divinités, souvent associées à la nature, et également aux esprits des ancêtres. Bien que pratiquement toutes les formes de la RTA reconnaissent l'existence d'un Dieu Supérieur Créateur, beaucoup plus d'importance est donnée aux esprits appelés "dieux inférieurs", qui sont vus comme des intermédiaires et qui contrôlent directement les affaires terrestres. Les pratiquants de la RTA considèrent les dieux comme bienveillants ou au moins comme potentiellement secourables, mais ils admettent que les dieux tuent et détruisent la vie humaine en réponse à ceux qui blasphèment dans les lieux sacrés. Les chrétiens voient ces esprits comme des démons, puisque selon la doctrine chrétienne, aucun dieu bon ne peut accepter un culte comme le font ces esprits.

Religion Traditionnelle -- Voir Religion Traditionnelle Africaine (RTA).

Remplaçante
-- Admission d'une autre trokosi ou vudusi quand une meurt ou s'enfuit, sur la justification que tout crime doit continuer à être racheté jusqu'à la fin des temps.

Salle des serments -- Partie d'un lieu saint ou couvent traditionnel où les gens invoquent l'aide des dieux du sanctuaire pour maudire quelqu'un supposé leur avoir causé du tort. Ainsi débutent la maladie et la mort dans la famille de la personne maudite, ce qui a finalement pour conséquence qu'une petite fille vierge sera vouée à une vie d'esclave comme trokosi ou vudusi dans un lieu de culte.

Schnapps -- Alcool fort utilisé dans certains rites traditionnels et souvent demandé en paiement partiel pour les offices dans les lieux de culte.

Secret -- Élément-clé qui permet le système de servitude trokosi ou vudusi. Par le passé, celles qui avaient vécues les horreurs du système devaient jurer le secret sous peine de mort si elles dévoilaient les secrets des lieux saints. De nos jours, le secret occupe une grande part dans le programme d'opposition défendu par la Mission Afrikania, qui exige que les lieux de culte la consultent avant de parler avec les visiteurs, et qui refuse régulièrement une telle autorisation. Un élément-clé dans le programme pour abroger la pratique du trokosi est de rompre le secret et de soumettre l'information à la connaissance du public.


Servitude coustomaire ou traditionnelle -- Autre nom pour le fait de maintenir des personnes, généralement des jeunes filles et jeunes femmes, dans la servitude, dans, ou en relation avec des lieux de culte traditionnels.  C'est une des expressions utilisées dans le loi de 1998 qui interdisait cette coutume au Ghana (bien qu'elle continue encore).   C'est de la servitude non-choisie ou de l'esclavage, et elle existe à cause des coutumes ou traditions de certains lieux de culte de la Religion Traditionnelle Africaine.


Servitude involontaire -- Esclavage, ou action d'obliger une personne à être au service d'une autre sans respecter les droits de l'Homme élémentaires et sans compensation. Le trokosi ou le vudusi est une forme de servitude involontaire parce que l'accord des filles n'est jamais demandé.

Servitude Rituelle --
Mise en esclavage dans des lieux saints, généralement pour obtenir l'expiation de péchés réels ou supposés d'un homme de la famille ou d'un ancêtre.

Togbui, Togbe -- Marque de respect, signifiant littéralement grand-père. Utilisée couramment pour s'adresser aux chefs et aux prêtres et aux autres aînés de la tradition.

Togo --
Pays d'Afrique de l'ouest où la servitude rituelle est pratiquée dans quelques lieux saints traditionnels. Elle y est souvent appelée Voodoosi (avec différentes orthographes). Les trokosi ou voodoosi du Togo doivent encore être libérées.

Tro -- Un dieu inférieur ou un dieu-idole dans la langue Ewe, un dieu ou un esprit adoré dans les lieux sacrés, un dieu dont on dit qu'il exige des sacrifices d'êtres humains vivants pour devenir des esclaves dans les sanctuaires pour expier les péchés des proches ou des ancêtres.

Trokosi (Ghana) --
Servitude rituelle involontaire, particulièrement la tradition de demander des jeunes filles vierges comme sacrifices vivants pour racheter des méfaits réels ou supposés d'un membre de la famille ou d'un ancêtre (pratiquement toujours un homme).

Troxovi --
Orthographe traditionnelle en la langue Ewe pour "trokosi."
Viol -- Rapport sexuel forcé, fréquent dans le lieux de culte. Les prêtres aussi bien que les aînés des sanctuaires forcent les trokosi ou les vudusi en tant que représentants des dieux. En conséquence de quoi, les trokosi ou vudusi donnent naissance à quatre enfants en moyenne.  (Les pratiques varient selon les lieux saints. Un petit nombre de sanctuaires connaît un nombre peu élevé de viols, mais dans la plupart d'entre eux c'est un comportement habituel.)

Violation des droits de l'Homme -- Des plaintes pour violation des droits de l'Homme ont été déposées contre des lieux de culte où il y a des trokosi ou des vudusi et contre le système de l'esclavage rituel, par des ONG et des survivantes de cette pratique. Les violations prouvées comprennent le viol, le travail forcé sans salaire, les punitions cruelles et inhumaines, l'enfermement forcé, l'absence de vêtements décents, d'éducation, de traitement médical, et de liberté religieuse.

Vodun or voodoo ou voudou ou voudoun ou vudu -- Se rapporte aux dieux-idoles vénérés dans les sanctuaires traditionnels et également au culte lui-même. À l'origine un mot français utilisé au Togo et au Bénin. Les équivalents en anglais sont tro, fétiche, et idole (pour les dieux), ou trokosi, culte des fétiches, et idolâtrie (pour le culte).

Vudusi ou Voodoosi ou voudousi ou voudounsi  --
Mot français utilisé au Togo et au Bénin pour parler des trokosi ou esclaves des fétiches, celles en servitude rituelle dans les lieux de culte.

                 --Merci àChristophe Kodjo Charlec pour la traduction en français.

Autres ressources:
www.teachingforafrica.com

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